
Cyrille DARRAS Est né le 4 mars 1918 au N° 123, Boulevard Port-Royal à Paris 14ème. Son père Cyrille est cordonnier et sa mère Marie née HAYER est domestique.
Caporal-chef au domaine agricole militaire de Vichy-Rhue au lieudit La Viala sur la commune de Creuzier-le-Vieux (03), il entre au Réseau « Alliance » en juin 1943 comme agent de renseignements P2. Les fonctions qu’il occupe dans le réseau correspondent au grade de chargé de mission de 3ème classe sous-lieutenant.
Il est arrêté par la Gestapo de Vichy le 22 septembre 1943 avec plusieurs membres du réseau « Alliance » suite à la dénonciation d’un agent double. Il est interné à Clermont-Ferrand avant d’être transféré le 30 septembre à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03), puis le 11 octobre à Compiègne.
Le 28 octobre 1943 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 30 dans le convoi N° I.145. Il reçoit le matricule N° 30664 et après la quarantaine il est transféré le 11 janvier 1944 au Kommando de Dora.
Dora – Ce camp dépend à l’origine du KL Buchenwald qui n’est situé qu’à environ 80 km. Il a été créé en septembre 1943 pour accueillir dans ses tunnels l’usine de Peenemünde bombardée par la RAF le 17 août 1943. Les déportés travaillent en deux équipes de douze heures. Ils creusent des galeries dans des conditions abominables. Ils restent six mois sans voir le jour et couchent à même le sol. La mortalité est très élevée. Dora devient autonome en octobre 1944.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Dora est évacué le 5 avril en train et à pied jusqu’à Ravensbrück où les déportés arrivent le 16 avril.
Ils en repartent à pied le 26 avril vers Malchow où ils arrivent le 29. (Source: Histoire du camp de Dora par André Sellier).
Selon le témoignage de l’aumônier Jean Aubrun Cyrille Darras serait mort à Malchow (Mecklembourg) peu de temps après la libération par les Russes: «amené à Malchow déjà malade, à bout de forces (l’évacuation a été pour eux terrible) il a succombé peu après la libération par les Russes- donc la première semaine de mai. Il est mort d’ailleurs sans entrer à l’infirmerie, car j’aurais retrouvé trace de son passage. Des camarades ont dû le soigner, l’assister, puis l’inhumer et ont pris soin de mettre sur sa tombe une petite fiche avec son nom, que j’ai, Dieu merci, pu déchiffrer quelques jours après. Sans quoi personne ne saurait rien de lui ».
Source du document : André Sellier Histoire du camp de Dora Editions La Découverte 1998.
Sources:
- Archives Départementales de l’Allier 1289 W 51
- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 128
- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains
- Etat civil de Paris (14ème) et de Creuzier-le-Vieux (03)
- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004
- Mémorial de l’Alliance Association Amicale «Alliance»
- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Association Française Buchenwald Dora et Kommandos
- MemorialGenWeb site Internet
- Sellier André Histoire du camp de Dora Editions La Découverte 1998
- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 158163)