
Née le 19 août 1899 à Dompierre-sur-Besbre (Allier).
« Ardente patriote, elle est en liaison avec le S.R. Alliance dès la fin de l’été 1943. Volontaire
pour une mission de renseignement et de garde de matériel dans son appartement du 120 rue de la Pompe à Paris, elle rentre à Paris début 1944 et héberge chez elle le poste Madie. Son adresse était connue des opérateurs et estafettes en exercice à cette époque.
Sur dénonciation de l’agent double Martollet, un coup de filet fut jeté par la Gestapo, le 6 juin
1944 et 17 agents du réseau dont Marie-Louise Payen, furent arrêtés dans les jours qui
suivirent. Tous furent déportés en Allemagne.
Déportée à Ravensbrück puis Torgau, elle y fit preuve d’un cran exceptionnel en organisant
autour d’elle la défense des femmes malades et le sabotage des travaux forcés. « En
particulier, lors de l’évacuation du camp de Maarkbeberg dans la nuit du 12 au 13 avril 1945,
elle installa sur un chariot 12 malades de l’infirmerie qui, bientôt abandonnées en cours de
route par le corps médical, ne durent leur salut, pour dix d’entre elles, qu’à sa vaillance et à
son obstination. »
Elle sera par la suite réformée à 75 % pour les blessures reçues au cours de ses interrogatoires.
Déportée en Allemagne, elle a été rapatriée le 7 juin 1945.
Elle obtint le grade d’officier des Forces françaises combattantes.
Membre de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance, déléguée de
l’ADIR au Comité du souvenir et des manifestations nationales, Marie-Louise Payen fut
candidate aux législatives de 1951, en deuxième position derrière Daniel Mayer, dans la 2ème
circonscription de Paris.
Elle a été décorée de la croix de guerre, avec étoile de vermeil, de la médaille de la
Résistance, de la croix du combattant 1939-1945 et de la médaille du déporté et reçut une
citation à l’ordre du corps


Source familiale
Arch. Nat., F/1cII/125/A. — Profession de foi aux élections législatives de 1951.
https://maitron.fr/spip.php?article198719, notice PAYEN Marie-Louise née CONTOUX par Gilles Morin.
